22 Août 1791: Une Partie de Notre Histoire À Remettre En Vigueur
Ainsi, comme pour donner une réponse significative à cette société inégalitaire fomentée par les colons français, des nègres marrons, des hommes et des femmes, armés seulement de machettes, de bâtons et de leurs poings se sont révoltés contre leurs oppresseurs. Guidés par Boukman, Romaine le prophète, Hyacinthe, Georges Biassou et Jean-François, des esclaves de cinq habitations se sont rués vers les plantations – symboles de puissance et de richesse des colons – en y mettant le feu. Plus d’un millier de blancs sont massacrés, près de 161 sucreries et 1 200 caféières sont parties en fumée durant cette longue nuit.
Les historiens qualifient cet acte comme l’initiateur d’une triple révolution: anti raciste, anti esclavagiste et anti ségrégationniste. Trois bonnes raisons de célébrer cette date historique quoiqu’elle soit reléguée aux oubliettes dans la mémoire collective et dans l’histoire universelle.

Cependant, la célébration des 350 ans de la ville du Cap-Haïtien en 2020 devrait servir à mettre davantage en lumière cette date si importante. D’ailleurs, cette révolte a eu lieu dans le Nord du pays jusqu’au Cap. En effet, elle fait suite à la grande cérémonie du Bois Caïman qui a eu lieu 8 jours plus tôt, où ces mêmes esclaves avaient juré de vivre libre ou de mourir. Il est à noter que la ville du Cap qui fête traditionnellement le 15 Août a largement facilité la réunion des esclaves dans le but de déboucher vers un mouvement concerté. Les festivités ont permis aux esclaves de profiter d’une certaine licence. La Perle des Antilles pour les colons a changé de maître pendant un bref instant. Ces esclaves ayant goûté à la liberté ne voulaient plus revenir en arrière et ce fut dès lors une course vers l’indépendance totale, pleine et entière jusqu’en 1804.
Il est de notre devoir de citoyens et de citoyennes de vulgariser cette date dans l’histoire des noirs et particulièrement dans l’histoire haïtienne. L’année prochaine, en 2021, nous devrons célébrer de façons grandiose et spectaculaire les 230 ans de cette page d’histoire remarquable. On dit souvent que notre gloire ne réside que dans notre passé tandis que celui-ci n’est même pas considéré à sa juste valeur. Voilà alors une occasion d’inspirer la jeunesse d’alors et celle du futur en leur donnant davantage de raisons pour s’enorgueillir.









Le “problème”,dans l’Haiti actuelle,caste intellectuelle et caste dirigeante vivent sur leur planète respective, derrière leurs vitres blindées-parfumées. La masse-crasse vivote! Cependant,les “féodaux” oublient souvent qu’une simple averse peut TOUT faire chavirer…
Gilbert Mervilus
Pour eux, le monde se porte bien tant qu’ils sont aisés dans leur monde à part. Cette divergence ne s’est jamais fait autant sentir nulle part d’autre qu’en Haiti. L’écart est flagrant. Cependant, cette averse semble approcher.
C surprenant la façon dont elle décrit la situation réelle et quotidienne du pays…parlant ainsi du transport en commun dans le pays devrait réveiller notre conscience et révolter contre ces traitements inhumains. Mais, contre qui ?? Devons-nous faire la rebelle et ne pas faire la faveur à ces chauffeurs ? Si oui, quels sont les autres alternatifs existants ?! Prendre la route sur nos deux chers souffrants souffrants ou utiliser…une byciclette ? nombreux sont les points à soulever pour Forcer ces capitalistes à nous traiter comme des êtres humains !
Well said my dear !!!
On se plaint mais ils balayent d’un revers de main nos plaintes, ou encore nous injurent. Après tout, _tout taksi se kantite sa yo pote_
Mettre fin à ce mode de transport n’est pas une tâche que les passagers arriveront à accomplir seuls.
Très bien écrit mais il faut penser aussi à proposer une solution